Realm of the Sidhe

Diary of your sweet faery

vendredi, octobre 31, 2003

Les petits bonheurs - 1

Je pensais à tous ces instants magiques, si courts et si lumineux, qui peuvent jalonner une vie. J'ai envie de partager les miens avec toi; c'est éclectique et très personnel. Ce sont mes petits bonheurs...
* Sentir l'odeur du gâteau au chocolat que je viens de faire s'échapper du four. Ca sent l'enfance et le goûter.
* Mettre de l'huile essentielle de lavande dans mon bain chaud pour parfumer ma peau et apaiser mon esprit.
* Revêtir mon gros pull en laine gris tout moche juste pour avoir chaud et me ficher de ce que pensent les autres de mon accoutrement.
* Relire tes lettres, tes mails, tes SMS... chaque chose que tu m'écris et où tu dis "je t'aime".
* Partir à la recherche de ton blog et le trouver. Merci, mon coeur...
* Enfouir ma tête sous les couvertures avec un mon vieil ours en peluche pour dormir comme quand j'étais petite.
* Tourner la tête vers toi, te voir me regarder intensément... puis rougir.
* T'embrasser.
* Jouer à DAoC avec toi, moi une petite Luri aux cheveux blancs et toi un grand elfe bagarreur. Parce que tu me protèges, même quand c'est un jeu...
* Courir à la FNAC à la sortie du dernier tome de Hunter X Hunter et le dévorer dans le RER.
* Mettre des fleurs séchées, des photos ou des papiers dans mes bouquins, les retrouver longtemps après et me souvenir.
* Sursauter, le coeur battant, quand tu m'appelles pile au moment où je pensais à toi.

J'en ai plein d'autres. Je continuerai une autre fois. Parce que je sais que cela fait partie des choses que tu as envie de savoir, sans trop oser le demander. Ces instants magiques, bientôt ce sera nous deux. Tout le temps. Toujours.

jeudi, octobre 30, 2003

Chaque moment avec toi...

La vie pour le moment nous tient éloignés l'un de l'autre, mais la distance ne me fait pas peur. Quelques centaines de kilomètres nous séparent mais mon coeur, quand il aime, peut traverser des océans, déplacer des montagnes ou décrocher la Lune. Pour toi.
Je crois que c'est cette distance géographique permanente face à notre proximité émotionnelle qui donne cette couleur si particulière à chacune de nos retrouvailles. Cette ardeur. Cette complicité. Cette abondance.
Paris-Bruxelles, 1h35 de trajet en Thalys. C'est bien peu de chose. Je descends les escalators avec ma valise et je sais que chaque fois, tu m'attends en bas. Je te regarde me chercher des yeux et je vois ton regard s'illuminer et ton visage sourire quand tu me remarques au milieu de la foule. J'ai envie de courir, je me sens poussée, ou est-ce tirée, vers toi, par une force irrésistible qui nous lie l'un à l'autre.
C'est un immense tsunami, un violent tremblement de terre, une éruption volcanique colossale que je ressens en moi à ce moment précis et cependant c'est aussi tout le contraire. Rentrer chez soi après un long voyage, être enfin dans ce petit nid douillet, dans lequel on est en paix et en sécurité, un cocon de tendresse et d'amour. C'est une sensation étrange, mais auprès de toi, dans ton grand appartement, je me sens très exactement à ma place.
Chaque moment passé avec toi a ce côté unique et merveilleux, qu'il ressemble, tant mon coeur bat fort, à la première fois et qu'il est également un avant-goût de notre vie future. A chaque moment que nous nous offrons tous les deux, je ressens cette ivresse, cette chaleur, mon coeur hors de tout contrôle, mon âme bienheureuse. Me dire que c'est pour toujours.

mardi, octobre 28, 2003

Ma vision du monde

J'ai toujours eu envie de partager ma façon de voir le monde mais j'ai rencontré peu de personnes qui ont eu envie, vraiment envie de la connaître. Avec toi, j'ai envie de la raconter, même si c'est difficile et que cela me prend du temps.
Je n'aime pas contempler le monde qui m'entoure dans sa réalité, les yeux ouverts. C'est un monde auquel je n'ai pas envie d'appartenir. En y réfléchissant, je crois que cela vient d'une sensibilité exacerbée, à  fleur de peau et d'une forme d'empathie douloureuse qui font partie de moi. Je suis bouleversée par les images quotidiennes du lointain, les guerres, les catastrophes, les faits divers ; bouleversée par les images de ma propre vie, la misère, la peur et parfois la mort.
Bien sûr c'est une vision personnelle pessimiste, mais je suis trop touchée par ce mal pour voir les choses de manière positive. Pas pour nous deux évidemment, parce que nous deux est la chose la plus belle, la plus douce et la plus merveilleuse qui soit. Pour le monde.
C'est pour cela que je "découpe" le monde, entre mon monde et l'extérieur. Mon monde, c'est uniquement une tranche de réalité, ma réalité. Ma famille. Mes amis. Toi, mon Amour. Mes croyances...

Ma grande difficulté, c'est d'exprimer ce qu'est concrètement ce monde. C'est quelque chose que je ressens, que je vis, et mettre des mots dessus est problématique. J'aime voir ce qui se passe sous les choses, voir au-delà  de ce qu'on voit, ou bien l'imaginer. Sentir la vie dans la Nature et les objets aussi. Je sens l'énergie qui anime les choses. J'ai envie d'en voir le flux s'écouler doucement et donner vie, d'en connaître l'origine, la cause et la finalité. J'en reconnais la force et la puissance. C'est cela, la magie. La capacité de transformer et de manipuler cette énergie invisible et vitale : faire disparaître la douleur en te massant le dos, me sentir vraiment près de toi même si je suis loin, te mettre de bonne humeur quand tu vas chez le coiffeur ou te donner un plaisir inédit par des caresses et mon amour.
Je crois que je rêve vraiment d'avoir un don, même si ce n'est que pour toi, mon coeur; je serais ta magicienne.

Petites pensées du jour

Après notre longue conversation d'hier soir, je me sens bien. Je me suis endormie et tu as éloigné de moi les cauchemars, les mauvais rêves et leurs images.
Pourtant, j'ai ressenti ton angoisse et une certaine souffrance, et j'aurais voulu être près de toi, te prendre dans mes bras, te serrer contre moi et te dire combien je t'aime. Je ne veux pas que tu aies peur parce que je suis sincère quand je dis que je suis près de toi et que je ne vais pas partir. Peu importent les obstacles, mon coeur, je t'aime et rien ne m'éloignera de toi.

lundi, octobre 27, 2003

Méditation

Je mène une vie trépidante depuis trop longtemps et la fatigue s'accumule tant que je ne sais même pas par quel bout de moi-même commencer pour me reposer.
Je me sens comme en suspens sur une corde raide.
Lorsque la vie est trop rapide, trop dure ou trop envahissante, je m'arrête et je médite. Je cherche à visualiser ce qui me calme, ce qui me soutient dans les moments difficiles, ce qui me pousse à donner le meilleur de moi-même, ce qui m'aide à être exactement moi, telle que je suis. C'est toi que je vois, Phil, c'est toi...
Je m'allonge sous ma lourde couverture russe surpiquée, je tends mes jambes, j'étire mes bras et je me détends. Je ferme les yeux et peu à peu les traits de ton visage s'impriment partout dans ma tête, si bien que je ne peux pas ne pas te voir. Mais ce la ne suffit pas. Les yeux toujours clos, je roule sur le côté et me recroqueville en serrant mon ours dans mes bras. Et tu apparais contre moi. Ta joue appuyée sur l'oreiller. Ton regard malicieux qui pétille, plein de promesses. Ta main posée sur ma hanche. Toi tout contre mon visage. Chaleur. Plénitude. Tu es vraiment là et tu me murmures : "ma douce fée, tu m'as tellement manqué...". Toi aussi tu m'as manqué. Je suis si émue que je peux pas répondre; je ne peux pas bouger non plus, je suis comme paralysée. Je sens tout ton corps, doux, chaud et musclé se coller tendrement au mien et tu me serres dans tes bras. Tu me chuchotes des mots d'amour et des "je t'aime" langoureux. Mes paupières sont si lourdes, mais je suis tellement bien. Tu es auprès de moi et je m'endors.

dimanche, octobre 26, 2003

Faery Tale - 1

J'adore toujours autant le premier petit surnom que tu m'as donné, ta fée, ta petite fée...
J'adore les variations que tu en fais, selon l'instant. Fée de l'eau dans ton bain chaud du soir, fée des bois en promenade dans les rues sous un ciel un peu couvert, fée de tes rêves dans les plis de ta couette, fée du feu au plus fort de ton désir.
Ce nom que tu me donnes remplit incidemment certains de mes plus anciens espoirs. J'ai toujours voulu être magique pour quelqu'un que j'aime. Cette magie que je sentais bouillonnante et renversante en moi, et que je voulais que quelqu'un découvre.
C'est toi qui l'a découverte, qui l'a révélée et aujourd'hui elle est à toi seul, mon petit coeur, à toi seul.

vendredi, octobre 24, 2003

Premier jour

Le tout premier jour de notre rencontre, tu m'as vue en pyjama. Ce vieux pantalon noir tout étiré et ce tee-shirt trop court qui déclarait ridiculement US Army. Seule à ne pas te connaître, je me croyais invisible à tes yeux. Et pourtant...
Je t'ai entendu rire, je t'ai vu jouer. Soulcalibur, jeu de légende désormais. Et c'est un peu ce qui nous a rapproché.
Je revois ta main, hésitant à caresser mon bras; je ressens ton souffle contre mes cheveux; je revis notre premier baiser, si doux et si brûlant.
Depuis que je t'ai rencontré, je suis si divinement heureuse. Si heureuse que c'en est indécent, comme si je ne méritais pas ton amour, ton attention, ton regard... Et c'est idiot, car aujourd'hui il n'y a plus que toi et moi.
Je voudrais t'offrir un univers de mots, des mots, des écrits qui te sont destinés, des images poétiques, un journal passionné et peuplé de créatures féériques, un conte enchanteur, tant de tendresse, de beauté et de vérité que tu en resterais pantelant. Je voudrais t'offrir mon coeur, mis à nu par mon désir, pour que tu l'apprivoises, qu'il se laisse approcher et se love au creux de ta main, que tu le caresses, le berces et l'aimes.
Parce que je t'aime, mon Phil, je t'aime à la folie, gros comme une belle orange bleue, bien plus que tout... Jamais je n'aurais cru aimer si fort, si vite; et je voudrais bien plus.

Mon petit coeur, depuis ce premier jour, tu as changé ma vie.