Realm of the Sidhe

Diary of your sweet faery

dimanche, novembre 30, 2003

Miss you...

C'est incroyable comme notre relation a mûri, s'est équilibrée et approfondie depuis notre dernier week-end ensemble. J'ai l'impression que toi et moi avons grandi d'un seul coup. Et la distance, qui auparavant pouvait être au mieux une protectrice et au pire un simple désagrément, est devenue avec toi un obstacle que je compte bien pulvériser sur mon passage. Il n'y a rien de plus essentiel et de plus primordial que toi. Tu es ma Vie, mon Souffle, mon Etoile... Je sais que tu me trouves une "sagesse" qui te surprend, mais j'agis et je parle souvent par intuition. Et c'est toi qui me guide, vers toi.

Tu me manques, mais un jour je serais auprès de toi... pour chaque jour, chaque minute, chaque seconde pour le reste de ma vie.

mardi, novembre 25, 2003

Love

Mon Amour, les choses ne se passent pas toujours comme on veut. C'est vraiment très étrange... dès lors que j'ai cru être enceinte, j'ai pensé que je serais heureuse mais qu'il était trop tôt, pour moi, pour nous. Et ce matin, je me suis sentie triste parce que je ne le suis pas et que j'aurais aimé aussi... C'est vrai, j'aimerais avoir un enfant avec toi...
Je sais qu'un jour, très bientôt, on vivra tous les deux et on aura des enfants. Et c'est une pensée qui me porte, qui m'entraîne et qui m'aide. Ne t'inquiète pas pour moi, mon Phil, parce que même si je me sens un peu vide, je sais que ça va passer. La pensée que j'aurais des enfants avec toi, même si ce n'est pas maintenant, me rend heureuse.
Je t'aime.

samedi, novembre 22, 2003

Etre une femme

Jamais je ne me suis posé la question de savoir j'aimais être une femme ou si j'aurais voulu être un homme. Je suis une femme, cela fait partie de mon être, de moi et je ne crois pas que cela puisse être extirpé par aucun moyen.
Je suis une femme dans mon corps : je ressens dans chacune de ses parcelles un flot d'énergies féminines, je ressens ce désir d'être protégée par un homme, d'être aimée par un homme, d'être possédée aussi parfois... Je ressens ce désir d'être mère... et l'homme que j'ai choisi, c'est toi. C'est avec toi que je veux passer ma vie et je veux être la mère de tes enfants.
Je suis aussi une femme dans ma tête : j'ai été élevée dans l'idée qu'une femme doit mieux réussir qu'un homme car il n'y a pas d'équité entre les sexes, une femme doit savoir s'imposer dans un monde d'hommes, mais une femme doit aussi être douce, tendre, maternelle, voire infantilisante, craintive de l'extérieur, soumise et souvent dépendante.

Je ne sais pas si c'est ce que je suis. Je suis celle que tu vois. Je suis celle que tu tiens dans tes bras. Celle que tu embrasses, que tu caresses, à qui tu fais l'amour. Celle à qui tu te confies, qui te console, qui t'aime. Je suis cette femme. En fait, je suis ta femme...

mardi, novembre 18, 2003

Feel like our song...

Find me here, speak to me
I want to feel you, I need to hear you
You are the light that is leading me
To the place where I find peace again
You are the strength that keeps me walking
You are the hope that keeps me trusting
You are the life to my soul
You are my purpose
You are everything
And how can I stand here with you
And not be moved by you
Would you tell me how could it be any better than this
You calm the storms and you give me rest
You hold me in your hands, you won't let me fall
You still my heart and you take my breath away
Would you take me in ?
Take me deeper now
'cause you're all I want
You are all I need
You are everything
Everything


Everything - Lifehouse, No Name Face

jeudi, novembre 13, 2003

La Princesse et le Capitaine - Episode 3

Je m'enfonce inexorablement dans cette eau salée qui me pique les yeux. Je suis alourdie par toutes ces fanfreluches en dentelle sur mon beau jupon. J'étouffe, je ne peux pas respirer. Je ferme les yeux et me mets à penser que je ne veux pas mourir. Il n'y a pas de justice sur terre, un beau pirate a volé mon bateau et veut faire main basse sur mon coeur. Moi, digne héritière d'une lignée de femmes sages et pures...
Soudain, des millions de petites bulles d'air m'entourent en remontant vers la surface. Le Capitaine a plongé, son couteau entre les dents. Et malgré l'eau, je peux voir son expression rageuse. Il brandit son couteau sans prévenir et commence à lacérer mes jolies dentelles avant de m'enlacer brusquement pour remonter avec moi à la surface. Je peux enfin prendre une grande goulée d'air frais. J'ai bien cru que j'allais me noyer et le Capitaine m'a sauvé la vie. C'est un sentiment de reconnaissance qui m'envahit brusquement et s'échauffe dans mon corps. Il me faut quelques instants pour me souvenir que c'est cet homme qui a attaqué ma frégate et qui a l'intention de m'épouser sans mon consentement. Ce pirate me tient très serré contre lui tout en nageant vers le rivage, et je lui mords l'épaule en guise de représailles, lui arrachant ainsi un troublant grognement.

A suivre...

mercredi, novembre 12, 2003

La boîte à musique

Je ne sais pas pourquoi, j'ai cette image d'une jolie boîte à musique, qui dans son coffret de bois cache mille et uns trésors. Lorsque je l'ouvre doucement, une musique assourdie se met à retentir, et elle fait battre mon coeur. Je l'écoute tout contre mon oreille et je ne peux m'en lasser. Cette mélodie est celle de ton coeur, chantonnant d'une voix presque confidentielle ton amour pour moi.

C'est cette image que j'ai vu aujourd'hui en pensant à toi. J'aurais voulu être près de toi et te parler de mes rêves étranges, sur moi, sur nous... j'aurais voulu te dire toutes les envies idiotes qui me passent par la tête, comme boire du lait à la bouteille et te laisser lécher la moustache blanche sur ma lèvre, danser dans la rue et courir en te tenant par la main, apprendre avec toi le nom de toutes les étoiles et de toutes les constellations ou bien monter une tour d'ordinateur pendant que tu me dirais quoi faire.
Je devrais rougir de toutes ces bêtises, mais je sais qu'un jour on fera tout cela ensemble, toi et moi...

Je ferme les yeux et me laisse porter par ta musique, que je ressens comme si je l'entendais. Elle me dit "je t'aime". Et cela suffit à mon bonheur.

mardi, novembre 11, 2003

Quelques jours avec toi...

Les jours, les heures, les minutes... Tout passe si vite, j'ai l'impression que le temps me file entre les doigts. Je donnerais tant pour arrêter sa course, empêcher le sable de couler dans le sablier, et l'aiguille de l'horloger de tourner dans son cadran.
Montre, clepsydre, éternité... Mon Amour, le temps joue pour nous. Aujourd'hui il est si difficile de se séparer, mais demain arrivera d'autant plus vite et nous serons ensemble.
Je t'aime au-delà des mots, au-delà des larmes, au-delà des baisers, des caresses et de la déchirure de te dire au revoir. Je t'aime au-delà des murs, des banlieues polluées, des montagnes aux sommets enneigés, des océans tumultueux et de leurs tempêtes, au-delà des champs de tournesols, au-delà de ces étoiles qui brillent à des millions d'années-lumière, au-delà de ce petit grain de poussière que je suis dans l'immensité de l'univers. Je t'aime au-delà du caractère irréversible du temps.

Je t'aime, tout simplement...

dimanche, novembre 02, 2003

La Princesse et le Capitaine - Episode 2

La belle statue d'Athéna sur la proue du bateau ne m'a pas protégée de cette attaque impitoyable et lorsque je lève mes yeux vers le visage sculpté de la déesse, elle semble me dire "bien fait pour toi, petite...". J'essaie de me révolter, je ne suis pas si petite et je refuse d'être une prisonnière docile et soumise...
Sur le pont de ma belle frégate abîmée par les coups de canons, je marche pieds nus, je n'ai même pas eu le temps de mettre des souliers convenables qui auraient masqué la vue inconvenante de mes chevilles à tous ces hommes déguenillés qui m'observent du coin de l'oeil.
Je vois devant moi, accoudé à la longue balustrade, le Capitaine de ces pirates qui ont abordé mon bateau... j'ai le soleil dans les yeux, mes paupières clignent et mon regard se brouille de larmes de colère et de désillusion. Je ne vois que sa silhouette, grande, élancée, des muscles fins et galbés sous ses vêtements de tissu grossier aux couleurs délavées. Sa stature est presque princière, pour un brigand et sa carrure est impressionnante. Je me sens relativement petite à côté de lui et j'espère même pouvoir passer pour une enfant de quinze ou seize ans à ses yeux. Son regard profond m'a jaugé pourtant d'un coup d'oeil, et ma beauté éclose au printemps se retrouve luxuriante et foisonnante en plein été. Il me regarde avec désir, et j'ai envie de m'opposer à lui tout autant que de m'abandonner.
Il m'entraîne par le bras à l'écart et je suis certaine qu'il m'ordonnera de me tenir désormais tranquille car je deviens son otage et qu'il demandera une rançon, je suis une princesse. Mais je vais de surprise en surprise lorsque le Capitaine me regarde de ses beaux yeux noisette, me sourit imperceptiblement et m'annonce qu'il n'a pas l'intention de me rendre ma liberté et que je deviendrai sa femme dans quelques jours. Il fait mander un prêtre qui célèbrera notre union.
Je jure, je me débats, je crie que je préfère être donnée en pâture aux requins que d'épouser un pirate, et troublée par son regard ardent sur moi, je m'élance sur le ponton et me jette par-dessus bord. J'atterris un peu étourdie dans l'eau, et je bois la tasse. Il n'y a pas de requins près de cette île mais je ne sais pas nager et mon jupon gorgé d'eau m'entraîne par le fond. Je risque fort de me noyer. Avant que ma tête ne plonge définitivement sous l'eau, je lève les yeux et vois le Capitaine, les yeux noirs, se préparant à sauter à l'eau à ma rescousse.

A suivre...

samedi, novembre 01, 2003

La Princesse et le Capitaine - Episode 1

Des fois, je vois ma vie comme un énorme conte de fées (ou bien est-ce une histoire à  l'eau de rose?) et je rêve, je rêve...

Je suis une jeune princesse à  la beauté à  peine éclose sous un ciel de printemps et je vis à  la Cour du Roi, mon père. Je suis réservée et parfois un peu timide, et mon coeur solitaire vagabonde plus parmi les fleurs et la nature que parmi les courtisans que je trouve sans intérêt... Je ne connais rien du monde, et j'ai soif de découverte et d'aventures.
Pour mon anniversaire, mon père m'offre une belle frégate à  ses armoiries. L'équipage est à  mes ordres et je peux embarquer vers les Tropiques découvrir de nos nouveaux horizons. Ma frégate est vraiment un beau bâteau et à  la proue se dresse fièrement une statue d'Athéna, déesse de la sagesse et de la vertu, déesse de la guerre aussi, comme une vigie surveillant les abords. Les voiles blanches se gonflent avec le souffle du vent et la frégate vogue allègrement vers des terres inconnues et attirantes.
J'ai pris la décision de prendre la direction des Caraïbes, qui ont la réputation d'être des îles paradisiaques, aux eaux chaudes et d'un bleu turquoise qui frôle la perfection. J'ai emmené une garde-robe monumentale, des robes à crinoline, des frou-frous, des longs voiles d'un blanc virginal avec lesquels je cache mon visage des rayons ardents du soleil afin de préserver ma peau. Je me promène sur le pont, je reste parfois de longues minutes à  la poupe, pour contempler les dauphins et les poissons aux écailles argentées bondir hors de l'eau en suivant notre sillage.
En trois semaines de voyage sur une eau claire, sans une tempête, sans même un petit grain, je me réveille un matin dans un bruit assourdissant, une violente canonnade qui se mêle aux cris des perroquets et des mouettes, car nous avons appareillé au milieu de la nuit. Je réalise que la danger me guette, ma belle frégate est attaquée par des pirates, des corsaires, peut-être même s'agit-il de marchands d'esclaves... J'ai peur, je m'affole, ma vie bascule vers un monde où personne ne pourra vraiment me protéger. Mon équipage est fait prisonnier, mon beau bateau va s'échouer sur une plage de sable blanc que j'aurai volontiers admirée dans d'autres circonstances, et c'est uniquement vêtue de mon épais jupon de dentelle et de mon négligé soyeux que je suis capturée, ligotée, à  demi-baillonnée pour étouffer mes cris de rage et de colère et livrée au Capitaine des pirates comme butin de guerre.

A suivre...

Everything I do...

Je reconnais que j'ai un faible pour les grandioses chansons à l'eau de rose, celles qui parlent d'amour éternel et de ce couple si parfait qu'il ne pouvait que faire leur vie ensemble.
Ce que je ressens pour toi, Phil, c'est comme un énorme torrent, tu emportes tout avec toi sur ton passage et je n'ai qu'une envie, c'est rester dans tes eaux. Calmes ou tumultueuses. Rester avec toi.
I do it for you...
(Au cas où tu n'aurais pas reconnu la chanson, c'est Brian Adams, la BO de "Robin des Bois, Prince des Voleurs")